Covid -19: mémoire de race:crise de croissance, 2ème partie

Covid -19: mémoire de race:crise de croissance, 2ème partie

Covid -19: mémoire de race:crise de croissance, 2ème partie

 

Nous finissions le premier volet de cette étude, sur l'étude de PAN.

 4 : L’Imagination satanique, la sensualité primaire.

 Dans cette sensualité primaire irrépressible qui trouble l’esprit et affole les sens, dans l’émoi et de la présence de Dieu(/PAN), nous pouvons également voir le Rêve du Monde Spirituel,

  • Certains seront plus dans une sublimation , une stagnation, que dans un système qui repart sur le monde évolution et transformation.

 Dans ce système de sublimation :

  • Nous serons plus en prise avec des notions de pureté et de sensualité primaire irrépressible, qui sont des IMPRESSIONS, que nous avons tendance à appeler Amour, mais qui est bien souvent une sensiblerie débordante, d’êtres désincarnés.
  • C'est dans notre chair périssable que nous devons faire l'expérience de L'Esprit, et non dans les divagations et mémoires de l'âme désincarnée qui se croit libérée.

C'est là, la résurection DANS LA CHAIR, même si celle-ci est encore soumise aux maladies et à la mort.

Marie, Immaculée Conception, selon nos croyances, a été perçue comme seule figure féminine acceptable: qui relève surtout d'un orgueil spirituel. La femme sans corps et sans désir, gardienne de l'honneur= L'Astral comme matrice. (La vierge est l'aboutissement d'un travail personnel, réalisation des 7 alephs( voir le site de Sandra Vimont) )

La sublimation, c’est aussi renvoyer dans les sphères astrales des problèmes que nous ne résolvons pas. Nous tournons en rond...et le Shadocks pompaient...Roue des réincarnations :comprenez vous que le seul but de cette roue est de tourner, et nous sommes les hamsters qui la faisons tourner !!!

  • Nous créons encore et toujours  l’Akhashique, et les générations à venir seront chargées de nos inaccomplis.
  • Nous créons ainsi cette matrice astrale dont je parlais . 
  • Nous mettons hors consciences nos problèmes en espérant que d'autres plans, Dieu, nous délivrera de nos péchers.
  • Nous aimons nous soumettre à une autorité confessionnelle. Mais c'est une excuse qui, supprimant la sensation de responsabilité, entrave l'apprentissage du discernement: on apprend que si on a souffert (être passé au feu de l'expérience) par soi même

L'expérience d'être, doit être vécue intérieurement :

  • qui veut réaliser son unité surhumaine doit sortir du troupeau( notre tendance grégaire) et affronter seul l'exploration de soi même et, à travers soi, de l'univers. Affronter au lieu d'effacer. Selon Jung, letravail de maturation intra psychique est de réaliser son individuation, et non une individualité impersonnelle. Nous régressons dans ce cas de l'oeuvre au blanc à l'oeuvre au noir. 

Pouvons-nous questionner cette Matrice Spirituelle en fait, comme une recherche de sérénité narcissique idéale? La sérénité étant ici l'objet de jouissance prescrite.

 Selon le Pr Paul-Claude Racamier

A peine sorti des affres de la naissance, le nouveau-né entre avec la mère dans l’intense relation de séduction mutuelle.

  • Dans son principe, cette séduction vise à établir et à préserver un accord parfait, sans faille et sans tension, entre les deux eaux de la séduction narcissique : ils ne sont pas au bord du miroir poli de cette eau là (comme le sera Narcisse lorsqu’il sera devenu grand).Ils sont dedans.
  •  Ils visent à n’offrir et à ne supporter qu’une eau sans rides, et parfaitement étale. Cette relation vise à évincer, ou tout au moins à neutraliser les excitations émanant du dedans et les stimulations venant du dehors, tant elles risqueraient de venir troubler (à la façon dont se trouble une eau pure) la sérénité narcissique idéale.

 Si la clôture narcissique, afin de s’établir puis de se préserver, exige une masse de précautions, si le potentiel enfermé dans l’unisson symbiotique augmente son pouvoir de centrifugation, cette formidable aspiration à l’autosuffisance s’exerce aussi et surtout à l’encontre de toute différenciation interne.

  • L’unisson narcissique aspire à ne faire qu’un seul corps.
  • Ce que cette séduction redoute avant tout, c’est la différence, car toute différence est porteuse de séparation tout comme elle est porteuse de désir.
  • Ce qui règne au sein de cette nébuleuse, c’est un concentré d’admiration, si fort et tellement circulaire que les origines en sont indécidables.

                         Il faudra sortir de l’envoutement de sa propre importance…

 

Dans cet idéal, l’impur est exclu, le désir censuré, pour garder la fusion :

  • domestication, clivage, sainteté.
  • constipation tant dans les attitudes, que physiquement.
  • Anorexie mentale….
  • Devoir Aimer, idéalisation de l’Amour.

    Nous n’explorons plus l’Alchimie, dans nos Capacités d’Alliance. Nous restons dans nos désirs de possessions ou de fusion, dans le désir de sérénité idéale .

Toujours selon le Pr Racamier, dans sa description "lumineuse" (sans pêchers) de la famille blanche de l'anorexique, il montre comment le deuil jamais fait par la mère, de cet unisson narcissique, se trouve comblé (à la façon dont pourrait être comblé un fossé), colmaté (comme une brèche) par l'anorexique elle-même.

L'Anorexique, joue donc un rôle, elle/il accomplit la fonction de figurant prédestiné:

  • Exister ne lui est rien, il lui faut servir.

Dans ces familles blanches, lumineuses, la survenue du symptôme constitue en elle-même une catastrophe familiale: l'anorexie est affaire de famille et non la maladie d'une personne. Les réactions sont toujours identiques. Dans ces familles blanches, famille sans passé, sans histoires, et sans fantasmes et qui ont fonctionnés pendant des générations sur le mode antécorporel, et antésexué, le véritable traumatisme est apporté par l'émergence du sexuel et du sexué dans le corps de l'adolescent(e), promis à l'anorexie.

L'irruption du désir (non symbolisé) est vécue comme mortifère dans la famille. : et l'on rentre dans le circuit sans issu du :

  • Vivre c'est désirer, mais désirer c'est mourir,
  • Où l'agi,  qui est de ne pas se nourir, pouvant conduire à l'inanition, apparait moins dangereux que le fantasme.

Les anorexiques devraient elles (ils)être des anges sans corps et sans sexe ? Et la sainteté serait-elle le seul salut ?

L'histoire nous apprend que parmi les saintes du temps jadis, il se trouve une proportion remarquablement élevée d'anorexiques. Quelle prédestination !

  • Le figurant prédestiné, incarnateur d'idéal et permettant le colmatage de deuil jamais fait de cet unisson narcissique. (On verra plus loin la notion de castration non faite).

En religion ou Dieu se transmet de père en fils, nous avons vu la femme forclose. Les intégrismes, véhiculent un message où la mère est la gardienne de la tradition, et la maitresse est l'impure. L'homme peut tromper sa femme, mais une femme qui trompe son mari est insultée. Les dérives, sous couvert de lois religieuses, vont jusqu'à lapider la femme, sans autre procès.

Actuellement, les femmes sont porteuses de messages d'idéologies prenant la suite de ce monde religieux patriarcal par la voie du langage de recherche d'un Monde Spirituel d'Amour inconditionnel.

Dans les dérives actuelles de ce monde spirituel, où la recherche est cette sérénité d'unisson narcissique d'eaux non troublées, pourrait-on questionner le Jeun comme l'agi collectif de cette recherche de sensualité primaire et de pureté antécorporel et antésexué ?

J'aime les conférences de Julia De Funès, Philosophe, petite fille de Louis de Funès. Elle vient de publier un livre :l'escroquerie du développement (im)personnel.

Nous pouvons l'entendre sur la chaine You tube de Christian Mrasilevici : Développement Personnel : Salut ou Imposture avec Julia de Funès et Yves Cusset.

  • Le développement personnel, comme une méthode pour rendre accessible le bonheur à chacun, c'est à dire à tous. (Le bonheur comme objet de jouissance prescrit)
  • Régime de croyances qui a conquis les corps et les coeurs de nos psy-toyens.
  • Happy- cratie, obsédée par une idéalisation narcissique sans fin pour gagner l'euphorie perpétuelle.

Julia de Funès, ne veut pas décrier les ouvrages qui mentionne" le connais-toi toi-même" mais veut dénoncer le leurre intellectuel qui y est véhiculé : cela engourdit les intelligences plus que cela ne les éveille, et cela véhicule un certain nombre d'idéologies. Yves Cusset dans sa dimension parodique, en dénonce le message qui pourrait se décrire sur cette base :

"Si vous êtes enlisé dans la médiocrité d'une vie qui ressemble à la morne plaine de jours inutiles et tristement identiques. Si vous êtes enfermé dans l'amertume et l'aigreur d'avoir louper les trop rares occasions d'illuminer  la torpeur du quotidien, mon ouvrage est là, pour vous montrer la voie de ce que votre vie aurait pût être, si elle n'avait pas été ce qu'elle fut et si elle ne s'apprêtait pas à être ce qu'elle sera alors qu'elle aurait pu être ce qu'elle n'a pas été, en étant simplement ce qu'elle serait devenue, si elle avait été autrement."

  • Les rouages rhétoriques, pour Julia qui a une grande confiance dans l'individu, explique pourquoi on a besoin de balises comportementales. Mais qu'est-ce que l'on trouve dans la pratique du développement personnel ?

  • Le langage de ces livres est très facile, c'est plus facile à lire que les ouvrages des philosophes, comme Kant dans le texte. On a tous une propension pour aller vers le facile. Pourquoi faire compliqué alors que l'on peut faire simple ?
  • On joue sur une sorte de connivence affective, amicale. On tutoie le lecteur : on se sent compris. On joue sur les affects : c'est toujours par amitié, par amour.

    On joue sur les promesses : logique des promesses qui joue sur ces 3 curseurs :

  • Promesse de réparation : Je vais vous donner les clés pour parer aux manquements du passé.
  • Promesse de séduction : vous êtes une perle rare mais personne n'a su comprendre que vous étiez une perle rare : si quelqu'un nous dit cela, on tombe, on flanche : Freud appelle cela "le narcissisme de la petite différence".On fait bien comme tout le monde, mais néanmoins on a ce petit truc en plus... Pourtant séduire, c'est tirer quelqu'un à soi, le détourner de son propre chemin.
  • Promesse de contrôle : on va reprendre en main notre vie, on a trop subit, on a été un bon petit soldat, on s'est soumis aux injonctions éducatives, sociales, et on va devenir l'acteur de sa propre vie.
  • Si on joue sur ces 3 points là, on va saisir le lecteur.

On y parle de responsabilisation : mais c'est aussi un axe de culpabilisation .

  • Tu es responsable de ton propre bonheur : le présupposé= personne n'a à décider pour toi. Idéologie de reprendre en main sa propre vie.
  • Le sous-texte = fais le vite, car sinon tu auras eu une vie de merde. Ou si tu réussi, meurt vite pour ne pas chuter. 
  • Il y a une violence symbolique très forte, qui consiste à faire porter en permanence le risque d'échec, dès que l'on responsabilise une personne: il y a toujours la menace qu'on échoue et que l'on en porte en permanence entièrement la responsabilité: c'est de l'ordre de la culpabilité et cela génère un stress énorme : et si je n'y arrivais pas...!!!
  • Et la technique proposée se présente toujours comme l'ultime recourt.
  • Idéologie de la rapidité : On est dans la recette de la recette : le Temps Court. Vous allez devenir authentique en 5 leçons, en 3 semaines. 

Si on décortique l'impensé de ces méthodes-là : comment voulez vous que le développement "personnel" ne devienne pas "impersonnel", en s'adressant au moi de chaque lecteur comme à des millions d'autres. 

C'est culpabilisant pour le lecteur : finalement j'ai tous les outils à ma disposition, et je ne suis pas du tout plus heureux. On est renvoyé à sa propre incapacité à être heureux.

Les arguments seront alors :

  • Vouis n'avez pas eu assez de volonté : idéologie de toute puissance, comme s'il suffisait de vouloir pour bien faire.
  • Derrière ces messages d'insuffisance de volonté, se cache comme nous l'avons vu dans l'anorexie ce désir de sérénité, où exister n'est rien, il faut servir: pour un discours qui défend la reprise en main de sa propre vie !!! Et cela n'est pas questionné.

Nous pouvons parler des contradictions de cette dépersonnalisation (sans corps et asexué) : cela enlève une liberté dans sa façon d'être, engourdit l'intelligence, paralyse le comportement et c'est très nivelant pour les individus. Cela empêche d'être soi-même et nous enferme dans le grégaire...tous semblables dans cet unisson narcissique : donc dans l'impersonnel...

On ne peut avoir un esprit critique, car il y a confusion entre critiquer et avoir un esprit critique envers la méthode ou la figure d'autorité. Cette figure d'autorité est virulente : avec d'autant plus de violence, qu'il enseigne des méthodes en sérénité.

On n'inscrit plus l'individu dans une politique sociale, tu n'as plus besoin de prestations sociales. On va remplacer les aides sociales par détournement et raccourcis de la philosophie du bouddhisme Zen.

  •  Respire...

On n'inscrit plus l'individu dans son histoire :

  • Les guerres, la famine.
  • Les robots qui ont remplacés la main d'oeuvre: grande libération...mais source de chômage et de précarité : donner le pouvoir à l'intelligence artificielle ; les ordinateurs, les algorithmes ont du bon.  Mais nous sommes hors sécurité, toujours en menace d'une panne, ou de terrorisme informatique. Notre corps vit toujours en alerte.
  •  "La décérébration" induite par cette sérénité narcissique est une intelligence artificielle elle aussi, elle va toujours plus dans la facilité. Nous sommes hors sécurité, de nouveau le corps en alerte face au danger (c'est le comble, alors que nous recherchons la sérénité) car toujours en risque de rejet et d'échec : nous n'aurons même plus la capacité intérieure de se remettre de cette trahison : trahi par nos pairs qui nous jettent car nous sommes coupables de ne pas réussir, et trahi par un système qui nous rend malade, mais qui est banalisé et encensé par les messages de ce dévoloppement personnel qui  est le complice, quoi qu'on en dise, de l'esclavagisme de ce système libéraliste. Vive les masques !!! Mais au moins on ne se montre que parer sous nos plus beaux atours.
  • L'Ubérisation : Il y a de plus en plus d'indépendants : oui nous avons notre vie en main, mais avec une grande perte des prestations sociales.
  • La fragilité humaine est décriée mais elle se montre toujours plus vulnérable face à l'économie et ses aléas, face aux pandémies ou face aux aléas et problèmes climatiques (même si l'on arrête pas d'en parler sur le plan idéologique).

 Ego spirituel, les saintes à l’œuvre :

Je reprends maintenant les analyses d’Isabelle Sorrente, dans son livre L’Etat sauvage

En déniant aux femmes l’amour du soleil, en les condamnant à la prison poussiéreuse du romantisme ou a braconner sans permis de chasse à leurs risques et périls, le patriarcat n’était peut être destiné qu’à rendre possible la transformation qu’il s’efforçait de renier. Si l'individu n'en devient pas le plus fervent défenseur.

 La femme est priée de résister à l’appel de la vie : les yeux révulsés, la tête froide : la victime intérieure ne signifie rien d’autre.

  • Voilà qui ne ressemble pas à la féminité idéale : l’infini donne une sale gueule, d’où l’intérêt du maquillage!!!

 Pour faire oublier ces vérités gênantes, reste le produit de substitution : l’hypertrophie romantique.

  • La Sainte se doit d’être une grande amoureuse,  cette folie mystique, cette prostitution passionnelle, l’amour pour les plaies qui laisse présupposer un pardon inconditionnel du "sale gosse"( l'humain dans sa phase d'enfant mégalomaniaque) et le triste sourire empreint de sagesse supérieure. Dans sa version hypermoderne, la Sainte est devenue co-dépendante : quand elle reçoit une gifle, elle ne tend pas l’autre joue, elle lâche prise. Lâcher prise est ici synonyme de lâcheté. Pourtant ne dit-on pas que Dieu vomit les tièdes ?

 Nous ne pouvons dissocier matérialisme et spiritualité. Il y a un point commun entre romantisme et matérialisme :

  • sous ses allures de gentille victime, la Sainte masochiste est la gardienne du "business as usual" :  la Sainte est la version émotive de la centrale nucléaire., autre nom de cette sensualité primaire irrépréssible( Cf le très beau film : L’Ordre Divin, ou dans la Suisse des années 70, lors de la votation pour autoriser le vote aux femmes, dans un monde patriarcal, la Sainte, est très bien représentée par cette femme , cheffe d’entreprise,  qui arrivera à faire internée une jeune fille qui a mauvaise façon : elle a un amant…)

 Ne pas céder aux lamentations de la Sainte, c’est attaquer le fondement même de la domestication.

  • C’est refuser le rétrécissement de la vie intérieure.

 Dans la mesure où ce refus élargit l’espace psychique, on court le risque d’y rencontrer une chienne enragée.

  • La rage, la sauvagerie est le démon de la femme, l’ombre qui l’accompagne à la croisée des chemins.
  • Comme Méphistophélès accompagne l’homme dans ses contrats aux closes minuscules et cancérigènes. Le démon de l’homme coupe les cheveux en quatre, il argumente, démonte avec méthode : c’est un malin. Face à ce démon caustique, l’élan spirituel de l’homme se disperse, se perd en justifications jusqu’à l’épuisement.

 De Méphitophélès, on pourrait dire de lui, qu'il fût le premier gourou de la pensée positive.

Aujourd'hui, il se manifeste dans le PN ( pervers narcissique altruiste et/ou spirituel:chaine You tube : laudacedetresoi. Et comment en état de crise, ne pas se laisser tenter ? Tout est question d'apparences.

Attention aux dérives spirituelles. l'Abus spirituel entraine une forte dépendance et  interdit de questionner les valeurs même de la vie. Cet abus peut engendrer

  • un clivage avec soi même et un sentiment de dissociation avec la réalité, car l'on remet en doute ses propres perceptions des choses.
  • C'est un détournement cognitif, une dissonance cognitive : Lorsque les circonstances amènent une personne à agir en désaccord avec ces croyances, cette personne éprouvera un état de tension inconfortable appelé dissonance, qui par la suite, tendra à être réduit, par exemple par une modification de ses croyances dans le sens de l'acte.
  • On ne se sent jamais bien aux yeux du gourou ou de la communauté: il faut toujours faire plus , ou donner plus de son temps, de son énergie, d'argent.
  • Il faut préserver la belle image de l'organisation, du groupe.
  • Les membres sont souvent choisi, élus, non pour leurs qualités, mais pour leur capacité à se conformer.
  • Il y a beaucoup de non-dit, de silences bizarres. On nous interdit de parler des problèmes, on entretien une utopie, une hyper-posotivité toxique, et tout le monde prétend la joie, la bonne humeur, la positivité, l'amour inconditionnel, et les problèmes on en parle pas..
  • Et si on ose parler de ses problèmes, on nous dit que c'est notre égo, on a pas su dépasser nos peurs, on n'a pas réussi à faire ce chemin sipirituel. On n'a pas atteint le niveau de conscience, on est encore tout en bas.
  • Cela suscite beaucoup de culpabilité.
  • Les préoccupations légitimes sont balayées par l'utilisation de cette culpabilité.
  • On retrouve cela également dans les familles toxiques (famille Antoedipe dont parle le Pr Racamier avec cette volonté de rester dans l'unisson narcissique ) : personne n'a le droit de remettre en question le système.

 En Alchimie, issue de la Gnose, on défini ainsi le démiurge :

La raison(le pragmatique ?) délimite l’énergie à la périphérie lorsqu’elle se détache de son centre, l’imagination se fait satanique, enveloppante ( la sensualité primaire).

 Le démiurge saturnien qui trace au compas, la voute blanchie à la chaux de l’imagination (les IMPRESSIONS) dans un ciel transi qui abrite l’errance, est le dieu caché des déistes, détaché de son univers mécanique et de ses créatures.

 Dans ces rêve collectifs devenus névrose "libérale" étudié dans le 1er volet,  ou "désir de sérénité d'unsisson narcissique", dont je viens de parler, le poids de la morale vient récompenser celui qui adhère à ce rêve et aux objets de jouissances prescrites et punir celui qui s’y refuse.

 

 5 : Création de l’illusion

 Les symptômes, les inhibitions ou l’angoisse sont les effets d’une lutte entre les pulsions qui tendent avec ardeur, à la satisfaction immédiate et le Surmoi qui exerce sa censure vigilante ou trop puissante avec répression des pulsions.

Dans la morale sexuelle civilisée et la maladie nerveuse des temps moderne, Freud confirmait comme ses confrères, un accroissement de la maladie nerveuse.

Les temps modernes favorisent les tentations multiples, (le mal pour le/la saint(e), le bien pour le/la sale gosse), surtout dans les grandes villes.

  • Hâte, agitation, excitation électorale et politique, loisirs enfiévrés.
  • Un parfum d’érotisme flotte sur la ville.

Mais Freud en soulignerait aussi des bénéfices : (le bien pour le/la saint(e), le mal pour le/la sale gosse) :

  • D’une façon très générale, notre civilisation serait construite sur la répression des pulsions.
  • La civilisation contraint tout un chacun.
  • Le quantum d’énergie sexuelle se déplace, au gré du travail, sur des fonctions sociales (sciences, art…)

 

Deepak Chopra parle de la Shakti : mot précieux indien. C’est le terme pour désigner l’Energie Vitale qui peut s’exprimer sous forme :

  • D’énergie physique
  • Emotionnelle
  • De guérison
  • D’énergie intellectuelle
  • D’énergie créatrice
  • Et d’énergie transformatrice.

Shakti est une conscience pure prenant des FORMES infinies. Nous ne sommes pas une seule FORME, à travers laquelle l’énergie circule lorsque nous pensons, parlons, ressentons et agissons.

  • Nous sommes un potentiel infini à chaque instant.

 Dans notre rêve collectif,  ce potentiel s'exprime selon le rêve collectif auquel nous adhérons. Mais de façon générale,l’envie de partenaire est forte. Freud a compris que la sexualité a ses lois, sa charpente, sa structure inconsciente. Eros ne frappe pas au hasard.

 Comment pour le sujet, distinguer la femme dans la mère et la mère dans la femme ? 

Le sexuel pulsionnel des premiers plaisirs fait irruption traumatisante dans la psyché infantile, forçant celui-ci à une opération psychique qui le construit comme sujet. Dans un premier temps, il se produit une effraction biologique, donc réelle, de l’homéostasie de l’appareil psychique : une effraction dans cet unisson narcissique dont nous avons parlé entre la mère et l’enfant.

 La jouissance dans le monde de la mère (biologique ou sociétale et spirituelle), est du registre de l’addiction :

  • Nous ne voulons de descente, nous en voulons toujours plus, nous avons peur de perdre cet objet de jouissance
  • Objet de jouissance qui du registre de sa propriété pour le sale gosse( Narcissime mégalomaniaque où la liberté est une toute puissance perverse)Injonction du devoir d'atteindre et garder cette sérénité unissante narcissique (dans la névrose spirituelle) qui est un échec constant puisqu'irréalisable 24h sur 24. A peine touchée et déjà perdue mais REFUSEE dans cette perte.

Alors que dans la jouissance acceptant la castration

  • Castration d’être le désir du désir de la mère, où le petit d'homme reste dans sa mégalomanie toute puissante, sans égard pour la femme, objet de jouissance, il agira le viol physique ou psychique, ne connaissant pas les limites.
  • Castration de jouir du père, (on le verra bientôt),
  • Castration de rester dans la sérénité de cet unissons narcissique. Avec angoisse de pénétration cette fois.

l’enfant va trouver des forces anti-narcissiques, force de séparation, et découvre un plaisir toujours incomplet et accepté comme tel, qui ouvre à l’Autre.

 L’origine du plaisir force à une partition, un clivage du désir entre deux pôles.

* www.cairn.com: Choix de sexe, choix de la névrose. et La sexualité au coeur de tous les conflits.

Freud, puis Lacan tentent de cerner et de théoriser cette différence inaugurale : que pourtant le sujet refuse.

  • C’est le propre de la névrose : de ne rien vouloir en savoir de cette perte qui constitue le sujet, de cette partition originaire.
  • Comme c’est le propre de la psychose de l’ignorer royalement.
  • Et celui de la perversion de la démentir activement.

 C’est cette partition, que les mythologies anciennes mettaient en forme en séparant mère et femme, jouissance imposée et jouissance appelée. Il y avait production de récits qui racontaient les dangers des confusions des registres et des jouissances.

Ainsi c’est au générationnel, d’inscrire cette différence entre les jouissances, c’est au social de construire les mythes qui séparent les jouissances.

  • La névrose s’inscrit dans "le rien vouloir en savoir" de ce clivage nécessaire des jouissances.
  • Dans l’hystérie,  "il s’agit de jouir en tant que femme du père", comme la mère en a joui.
  • Dans la névrose obsessionnelle, "de jouir de la mère, comme d’une femme" au lieu et place du père.
  • Dans la phobie, "de rêver de cette jouissance" tout en craignant d’être expulsé du jardin d’Eden.

 L’Œdipe, comme dans ses antécédents dionysiaques  Œdipe non résolu, en recherche du toujours plus) : c’est vouloir conjoindre la jouissance de la mère et la jouissance de la femme : c’est refuser ce clivage partitif nécessaire à la construction enfin subjectivée et toujours incomplet : l'acceptation de la castration.

 La névrose infantile, peut être vue  comme la FORME normale de la subjectivation, comme la normalisation des rapports de plaisir permettant à l’individu de satisfaire ses pulsions dans les contraintes de la vie collectives. C'est une phase temporaire de l'évolution vers la maturité psychique.

  •  La maladie névrotique est ,quant à elle conçue par le collectif, comme un excès de répression, comme un interdit trop violent qui oblige le désiré de  faire retour, sous une forme déguisée, dans les diverses formations de l’inconscient.

Lacan étendra la portée en précisant que le discours originaire de la plainte subjective, témoigne du fait de l’impossibilité de la réalisation pleine et entière de son désir narcissique de cette fusion désirée à jamais.

  • Le sujet va se plaindre constamment de l'environnement qui ne répond pas à son désir d'idéal narcissique.

 Dans le mythe fondateur de notre civilisation, l’être humain est soumis à la nécessaire disjonction entre jouissance originaire de la mère et jouissance sexuelle de la femme,  et ne peut s’inscrire dans un discours de revendication jouissante, du fait de cette incomplétude. 

Le discours qui constitue l’humanité, ne peut donc être que celui de la plainte hystérique du fait même de cette perte entrevue mais refusée, de cette disjonction originaire, cette perte sera individuelle et non collective.

Bien compliqué tout cela, n’est ce pas.

Ce qu’il faut retenir :

Il faut sortir  de ce désir de sérénité sans faille (unissons narcissique où l'on cheche a ne faire qu'un seul corps), ou du désir du sale gosse (narcissisme mégalomaniaque)

Pour chacun de ces pôles,  ils construisent des illusions de toute puissance où tout semble possible. 

La recherche est d'avoir cette IMPRESSION de surfer sur la vague,  de gravir les sommets de la gloire: soit sur le plan matériel, soit sur le plan spirituel.

Le Sale Gosse ou le Romantique va donc rechercher a toujours surfer sur le haut de la vague du plaisir, sans vouloir la descente que connaissent bien les drogués : on en reprend une dose, il en faut toujours plus. On devient Hypomane : on refuse les down de la vie, la dé-pression. On ne supporte pas le confinement( cf période actuelle/ Covid-19) : c’est la course à la jouissance.

  • Parce que nous le valons bien= message bien connu en publicité,
  • Course au plaisir et au bonheur : qui sera pour sale gosse: moi d'abord et tant pis si les autres en paieront le prix, ou il vivra des conflits, induits par cette insatisfaction de ne pouvoir vivre cette sérénité que l'autre vient troubler .
  • Nous devenons des addicts de cette liberté ou de cette aspiration spirituelle, de ce positivisme qui ne veut pas entendre les problèmes, addictions malsaines , sans en vouloir le nom.

 Si , par malheur, nous n'atteignons pas ce sommet envié  par l’idéal du moi dans sa conception de ce plaisir là, on peut agir par déplacement:

  • On va se sentir dans la toute impuissance, construisant un complexe d'infériorité, où le sujet va pouvoir utiliser la loi pour assumer ses pulsions. Sous couvert de légitimité donnée par la loi,on "agit" l' envie de vengeance,, induite par cette IMPRESSION de ne pas avoir droit à se paradis matériel ou spirituel envié, qui semblent nous être refusés.
  • L'hypomane addicte à l'impression ennivrante des sommets, pourrait tout à coup, nous servir de grands discours écologistes: tout faire soi même: N'est-ce pas valoriser encore le monde de la toute puissance? Je peux tout faire seul...mais je ne veux pas sortir de cet unissons narcissique, origine de cette IMPRESSION de bonheur parfait, addicte à sa dose d'ennivrement des hauts sommets, je veux faire UN avec Gaia mais non l'honorer comme un sujet en lui même, à respecter. Son discours sera alors plus moralisateur, et pourrait enfermer l'autre dans cette plainte: le monde est pourrit, il faut se regrouper pour lutter contre : on ne sort pas de ce mouvement grégaire. Ce mouvement pourra sortir de ce désir de paix tant revendiquer, en justifiant toutes les actions de violences contre l'humain qui ne respecte pas la terre.

Mais ces mondes créent l'exclusion: Que devient l'Autre? Celui qui n'est vraiment pas capable de ces sommets : 

  • Par handicap physique ou mental,
  • Ou les réelles victimes des abus narcissiques de ces sociétés sectaires comme on l'a vu dans le paragraphe/ Méphistophelès
  • Ou victimes d'abus psychologiques ou violences physiques agient par "nos animations hors conscience" jusque dans les guerres où le viol est une arme de guerre.
  • Ceux-là sont les vrais laissés pour compte, qui ne méritent pas. Les invisibles de ces systèmes pervers.
  • Leur psyché est pris dans des détournements cognitifs, des décérébralisations : ils se sentent aspirés hors de leur corps, enfermés dans l'enfer de leurs souffrances indisables car non entendues par les habitants de la tour de Babel. Difficile pour eux de savoir s'ils sont encore en vie.
  • Il leur faudra bien des forces, un pouvoir énorme pour se reconstruire et ne plus être happées par les forces dissociantes  forces de déni dont je parlais au début de la première artie.
  • Ces forces dissociantes sont agies par les pouvoirs politiques ou idéologiques de pays ou régimes totalitaires, qui veulent avilir: leur volonté est de détruire le tissus social.
  • Ces personnes se sentiront hors mérite,elles seront réellement dans la zone grise: invisibles. Hors des statistiques.

Je reviendrais sur une étude d'Anna Griève, dans un autre blog:( le 3ème volet de l'étude), sur son approche de la double nature du Mal.

  • Vision que n'avait pas encore eu Jung après la seconde guerre mondiale.

Il serait bon d'interroger le Bien qui se veut comme un Absolu, qui doit combattre le Mal:

  • Bien Absolu qui devient de fait alors, un mal radical car un seul Absolu peut rester. Le Bien est le rassemblement des MÈMES, il faut l'élimination, l'éradication de l'Autre qui est perçu comme MAL: LE DIFFERENT.

 Dans notre présente étude de ce monde en involution, monde d’illusions, l’homme a clivé 2 mondes au lieu de cliver 2 sources de jouissance, qui serait l’évolution de son acceptation de la castration.

  • Le monde de la mère, femme dépositaire de l’honneur des valeurs morales,
  • La maitresse cachée, vue comme l’impure, qui fait la honte de la société.

Lilith : la lune rouge : les femmes qui ont leur règles en pleines lunes ( d’où rouge sur blanc = lune rouge), ont une créativité autre que celle de faire des enfants, devrait être "le devenir" et "la force assumée" des femmes ménopausées, des femmes stériles ou qui ne veulent pas d'enfants.

Mais dans notre société de névrose capitaliste, ou dans ces sociétés closes et enfermées dans le désir de sérénité narcissique : ces 2 mondes où les castrations ne sont pas faites, les femmes ménopausées sont des femmes en souffrance… avec toutes les conséquences de pathologies à la ménopause : pathologie du nid vide, et autres pathologies gynécologiques.

Mais nous participons à la création de ces pathologies:

  • Lorsque la mère refuse de se séparer de ses enfants, voulant rester dans la fusion idyllique mère enfant,
  • Quand l'enfant  refuse de vivre cette séparation, il reste alors dans la pensée animiste (Ex.: L'ascenseur vient, le soleil me suit quand je marche, le monde est là pour répondre à mes désirs, j'ai fait le tour du Mont Blanc ( faire=ici je fabrique). Il va participer à ce malaise des mères. Ils verront les mères (ou la société) comme castratrices, mauvaises mères, si elles n'accèdent pas à tous leur désirs.
  • Les pères, voulant rester dans le monde de la sécurité, vont enfermer les enfants dans le monde intérieur de la mère: le monde extérieur étant perçu comme différent, susceptible de venir les menacer dans leur désir de sécurité. Ils ne vont pas accompagner les enfants dans ce travail de séparation d'avec la mère, nécessaire à la maturation de la psyché de l'individu. Alors, L'enfant aura du mal à sortir des dictats enregistrés: ne fait pas faire pleurer ou souffrir maman et obéit à papa.

Nos sociétés ont déformé les modèles de ces femmes capables de créativité autre que de faire des enfants.

On trouvera le monde des maitresses et des prostituées  qui sont considérées comme impures, donc susceptibles de recevoir toutes les perversions…l’homme se dédouane ainsi de son refus de la castration et la mère, drapée dans son honneur et sa pureté, va crier au scandale et manifester son démon en toute légitimiè: sa rage.

Une étude sociologique du début du XIXèeme siècle sur la prostitution à Genève décrivait :

  • Les prostituées, comme des égouts à sperme. Les hommes déchargeant leurs tensions pulsionnelles avec ces esclaves sexuelles( lilith devenue esclave sexuelle).
  • Les femmes de la bonne société, se drappant dans leur honneur, tenaient entre elles des discours ironiques sur ces esclaves: bien contentes de ces pratiques, qui leur permettaient d'échapper à leurs devoirs conjuguaux, et pouvant encore et toujours se cacher "derrière leur Mi-graine"
  • J'ai volontairement écrit Mi-Graine, car la société qui n'assume pas ces 2 désirs différenciés, sont des fabriques à des demi-graines !!!

 

6. Voyons maintenant le monde depuis le regard de l'homme ou de la femme eux même, et de leur construction intra psychique propre.

Le genre serait une névrose.  *articles du Cairn ci dessus cités.

Dans un type particulier de choix chez l’homme.

Freud montre que l’amour a une logique et que l’on peut désirer en série. C’est présent dans la conversation courante :

  • Untel n’aime que les blondes,
  • Un autre n’en pince que pour les petites brunes piquantes.

Freud évoque l’étrange condition du tiers lésé.

  • Tel homme ne choisira jamais une femme libre, mais exclusivement une amoureuse prise par un ami ou un fiancé.
  • De plus – c’est une deuxième condition- seule une femme à la légère ou franchement de mauvaise réputation pourra amorcer selon Freud, l’amour de la putain.

La condition éminente de possibilité du désir, c’est la jalousie.

  • Je désire celle que les autres désirent.
  • Ces amants ont un besoin impérieux de désirer des femmes faciles, pourtant parées de la plus haute vertu, et de jouer, avec elles, au sauveur ou à l’homme providentiel.

 Sur le plan général des rabaissements de la vie amoureuse, Freud se demande pourquoi tant d’hommes vont sur le divan.

  • C’est l’impuissance psychique.
  • Pourtant la mécanique est sans défaut et l’envie de partenaire est forte.

Mais dans la libido du névrosé, le courant tendre et le courant sensuel ne converge pas. Pourtant cette convergence signe la santé psychique de l’homme normal.

 C’est la Croix du névrosé :

  • Là ou ils aiment ils ne désirent pas
  • Là où ils désirent, ils n’aiment pas.

 Lorsque s’esquisse l’objet incestueux, il suffit d’un trait, à peine voyant, pour rappeler maman.

Que  peut faire l’homme pour conjurer l’impuissance ?

  • On s’exécute plus facilement avec celle que l’on méprise. La perversion est, en maintes occasions, le moyen le plus sûr de se tirer d’une affaire qui sent la confrontation.
  • Le petit garçon nait avec un sexe visible, il se sent désirer par maman, il en crée une illusion de toute puissance : le monde répond à mes désirs, comme maman le fait. Son travail sera d’accepter la castration pour devenir homme
  • Castration non de son sexe, mais celle du désir égotique subjectif du monde qui répond à tous mes désirs comme maman le fait et castration d’être le désir du désir de la mère. Mais c’est bien agréable de rester dans l’illusion : le monde répond à mes désirs, et si la mère, la société ne le fait pas : elle est méchante : elle devient cette mère dévoratrice et dangereuse : la méchante mère. Combien d’homme, pris dans leur délire de tout avoir : avec de bons salaires ou dans l’espoir de toujours plus, se retrouvent piégés ,par l’appat du gain ,à faire des alliances malsaines, en fermant les yeux.  Dans une crise comme celle d’aujourd’hui, ou lors d’un divorce, tout à coup, tout peut s’effondrer, mais il doit continuer à payer les créditsqui eux ne vont pas disparaître comme par magie!!!…

 Quant à la femme, la tendance au rabaissement ou à la surestimation sexuelle est plus rare.

 

Que veut la femme :

On connait le fameux continent noir de la vie sexuelle  de la femme adulte :

  • On ne nait pas femme on le devient : adage de la pensée de Simone de Beauvoir.
  • Il y a un "devenir" femme chez la petite fille.

 La petite fille voit le membre du petit garçon. Que voit-elle en comparaison ?

  • Non pas son sexe à elle, (elle l’a mais sur un mode mineur : c’est le clitoris.)
  • Elle constate qu’elle ne l’a pas ce foutu pénis

D’emblée elle a jugé et décidé.

  • Elle a vu cela, sait qu’elle ne l’a pas et veut l’avoir.
  • Cette envie du pénis, mal liquidée, produirait des femmes masculines qui roulent les mécaniques.
  • Il y a aussi la fameuse femme narcissique, tellement enivrée de sa propre beauté qu’elle dédaigne les hommes qui l’adulent.

Puis la petite fille renonce au pénis, et sa libido glisse vers une nouvelle position.

  • Elle a renoncé au désir de pénis pour le remplacer par le désir d’enfant. Dans ce dessein, elle prend le père comme objet d’amour. La mère devient objet de sa jalousie, (en plus elle a des seins que la fillette n’a pas encore) . LA fillette tourne en femme/mère.

 

Mais tout cela  ne serait il pas le développement de la femme par sublimation ?

 N’y aurait il pas une autre voie ?

Si pour l’homme le travail est de sacrifier ses désirs égotiques, cesser de vouloir être le désir du désir de la mère ou que sa partenaire réponde à tous ses désirs comme maman le faisait: travail de castration,

Le travail de maturation de la femme sera de sortir de son illusion de se voir insuffisante :,

  • accepter cette faille : induit par ce pénis qu’elle n’a pas et ces seins qu’elle n’a pas encore.
  • la femme, se sentant insuffisante : va vouloir prouver que l’on vaut tout autant en se fatiguant à en faire toujours plus.

Mais accepter ce vide, SIGNIFIANT de ce Devenir en mouvement. La femme comme un Devenir ?

 

 Si la femme ou l’homme ne sont pas advenus par castration de leurs illusions,  comment ne pas paniquer de ne plus savoir pourquoi l’on vit toutes ces crises, ou maladies ???

 La virilité et la féminisation sont les deux termes qui traduisent ce qui est essentiellement lié à la fonction de l’Œdipe. Nous nous trouvons là au niveau où l’Œdipe est directement lié à la fonction de l’Idéal du Moi. Il n’y a pas de question d’oedipe, s’il n’y a pas de père et inversement, parler de l’Œdipe, c’est introduire comme essentiel la fonction du père qui est séparateur : il sépare les enfants du monde de la sécurité : monde de la mère, à l’intérieur de la maison.

  • La mère donne la vie, le père met au monde.
  • LA mère doit se souvenir de la promesse faite au père de les mettre au monde= ouvrir la porte de l’espace connu et sécurisant de la mère, pour leur offrir le monde : ouvrir la porte du Monde.

Mais dans le monde actuel, où le père renferme les enfants

  • Dans le monde de la sécurité artificielle : l’argent et la possession, donc indirectement dans le monde de la mère,
  • En politique, les pères nous éduquent à avoir peur de l’étranger, ferme les frontières,
  • Voici comment les enfants que nous avons été, ont  hérités des hystéries masculines et obsessions féminines?

Comment s’affranchir de ses déterminations ?

 L’hystérie comme une option subjective choisie au titre de défense contre la castration et investissement d’une place décidée.

Au titre de mission bien plus que la réalisation d’un désir : la mission consiste en la tentative de réaliser, grâce à cette mutation masculine de la femme, (depuis les grecs, les femmes sont des hommes sans sexe)

  • une communauté de semblable,
  • sans plus d’altérité,
  • et dont les membres se distingueraient seulement par le mérite dans la réalisation de la dite mission.
  • Aussi l’hystérique femme est elle celle qui tente de réaliser, au nom d’intérêt supérieur, « le vrai homme ».
  • Ne chante t’on pas : la femme est l’avenir de l’homme : telle serait sa mission.
  •  Ne dit on pas : derrière un grand homme, il y a toujours une femme ? Autre mission de la femme

 Nous y voilà : je vous avais parlé de la mission, en introduction de la première partie, en parlant du dérèglement de l’hypophyse, notre étoile polaire. CE monde du bocal ou nous prenons tant de soins à rechercher notre mission de vie...

 Voici nos inaccomplis.

Nous avons créé un monde d’illusions, ou nous ne voulons pas ce clivage des 2 sortes de plaisirs.

Nous avons créé des censures, des défenses massives, contre l’acceptation de ce clivage, de ces forces anti narcissiques, de ces forces de séparations, de cette nécessité de faire chacun individuellement ce travail de castration qui sera différent pour l’homme et la femme :

Du Mâle à l'homme :

  • accepter cette castration du désir égotique, s’être senti désiré par la mère, qui donne cette illusion que le monde tourne autour de ses désirs : et qui donne cette arrogance : obéit à mes désirs, avec toutes ses dérives.

De la femelle à la femme, il suffirait d’accepter cette castration qui d’emblée est là :

  • Ne pas se sentir insuffisante parce qui n’ayant pas de pénis, mais ACCEPTER CE VIDE et ce devenir qui est le propre de la femme.
  • Ne plus être dans cette sensualité primaire irrépressible qui trouble l’esprit et affole les sens, dans l’émoi et de la présence de Dieu/PAN, vue auparavant, qui fait des femmes qui tombent dans la sensiblerie,et sont ici,dans une angoisse de pénétration, d'où les migraines à répétition.
  • Mais aussi connaitre cette vision inconsciente de la femme dans le monde patriarcale : la femme, un homme sans sexe, donc forcément inférieure, pour sortir de cette illusion et incarner sa place de parèdre à côté de dieu : en Inde, il y a le couple : Shiva/ Shakti.
  • Dans l’évangile de Marie Madeleine, cette femme, au début prostituée, devient l’épouse de Jésus. Elle serait le premier apôtre.

Le temps de l’église de Pierre fut nécessaire durant l`ère du Poisson. Mais dans l’ère du Verseau, nous avons tous à faire ce travail sur nos angoisses de castration et de pénétration pour avoir un couple divin et non cette régression dans la sérénité narcissique ou le narcissime mégalomanoiaque

 Dans le tantrisme, il y a la terrible Kali au visage ténébreux, la langue pendante, la bouche hérissée de crocs et dégoulinante de sang. Tout hideuse qu'elle soit, elle n'en doit pas moins être aimée. La Déesse de l'Amour Créateur a un autre visage. Si elle fait entrer l'homme dans le monde et dans le temps, c'est elle aussi qui l'en retire et accomplit sa destruction. Toutes les causes d'infirmité et de mort- maladie, famine, violence et guerre- sont un aspect inévitable de son activité aux yeux de l'homme, sa victime. Nul ne peut devenir un vrai tantriste s'il ne regarde cette vérité en face et s'il ne l'assimile pas à l'image qu'il se fait de la nature de la déesse. Nombres de rites, certains à caractère sexuel, qui doivent s'accomplir parmi les cadavres, dans des champs crématoires, rappellent avec force cette fatalité à l'adepte du tantrisme.

Au milieu des corbeaux et des chacals, le tantriste assiste sans broncher à la décomposition de tout ce qui fait pour lui le prix de la vie.

  • Même les religions hindoues récentes ont une forte tendance masculine, et bon nombre d'interprétation les plus classiques du tantra approuvés par des commentaires brahmaniques ou bouddhiques, tendent à rabaisser l'importance de l'élément féminin.
  • Mais certaines femmes sont importantes, en générale des femmes de basses castes ou même des professionnelles de l'amour physique ou de cérémonies sexuelles : danseuses sacrées ou prostituées ordinaires.
  • Le simple contact avec l'une d'elle avait, selon la notion hindoue de pureté de caste, un caractère de souillure qui mettait le tantriste au ban de la société respectable. Mais un tel résultat était toujours intentionnel.
  • Briser les chaînes de l'orgueil spirituel et de la notoriété.
  • Pour le Tantra, en effet, la conquête de l'illumination exige que soit brisées toutes les chaînes des conventions et des habitudes. 
  • Or la notion de dignité et de respectabilité est l'une des plus dangereusement insidieuses de ces chaînes. La pratique du Tantra exige une vie exilée du monde et la rupture avec la société tantrique.

 En cette période de confinement induit par la PAN-Demi du Coronavirus, où en sommes-nous individuellement de ce Couronnement des choses du coeur? Couronnement qui semble bien passer par une soustration: enlever tous ces artifices pour être un "Juste" (terme qui désignait pendant la seconde guerre mondiale, une personne qui avait mis sa vie en danger pour sauver les juifs), dans notre cas, pour nous sauver nous-même de ces prédestinations? 

Je ne ferais pas de conclusion à cette étude qui est passée par bien des détours.

J'espère juste vous avoir donner de quoi nourrir nos remises en questions et nous mettre en chemin pour observer quels chemins de travers nous avons pris individuellement. Percevoir en quoi nos IMPRESSIONS, recherche  DE PLAISIRS SUBJECTIFS, nous ont jettés sur les routes de l'errance.

L'écho-Logie commence par voir que dans ces conditions, nous ne sommes pas dans notre corps, que nos enfantillages dont la vie se fait l'écho, entrainent nos corps dans des fantaisies ingérables.

Je finirais par ces deux phrases:

  • L'écologie pourrait commencer par un chemin qui permettrait de voir la poutre dans mon oeil au lieu de voir les défauts du monde.
  • l'autonomie énergétique, commencerait par récupérer l'énergie perdue dans la fabrication de ces Formes: complexes autonomes dotées d'intention.
  • Prenons soin de nous. 

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